Christian Bourgois Éditeur

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Amandine Glévarec – Cher Clément Ribes, pouvez-vous nous en dire plus sur votre rapport aux livres depuis l’enfance ?

Clément Ribes – J’ai de mon rapport enfantin aux livres des souvenirs très vagues, mais très picturaux. Ce sont surtout des scènes : les bandes dessinées lues le soir bien après l’heure du coucher « normal », mon mauvais jeu d’acteur quand mes parents venaient s’assurer que je dormais bien et que j’attendais leur départ pour rallumer le spot qui me permettait de lire en cachette des albums de Johan et Pirlouit, des Schtroumpfs, de Gaston Lagaffe, et plus tard, Thorgal (entre autres). Enfant, mon rapport à l’objet-live était avant tout un rapport aux bandes dessinées (je les lisais et relisais en continu, notamment mes Picsou Magazine). Pour la littérature, c’était plus compliqué : j’avais horreur qu’on veuille me faire lire de la littérature pour la jeunesse. Puis, comme beaucoup de gens de mon âge, Harry Potter est arrivé durant mes années de collège, et c’est peut-être à ce moment-là que je suis vraiment devenu un lecteur (même si, pour une raison que je ne m’explique pas, j’avais essayé de lire Notre-Dame de Paris en CM1). Continuer à lire … « Christian Bourgois Éditeur »

Éditions Alire

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Amandine Glévarec – Cher Philippe Turgeon, seriez-vous tombé dans la lecture tout petit ?

Philippe Turgeon – En effet ! Je me suis intéressé aux lettres et aux mots dès mon plus jeune âge. Grâce à ma mère, j’ai appris à lire très tôt, avant même d’entrer à l’école primaire. Ainsi, pendant que mes camarades récitaient syllabe par syllabe des phrases courtes et ennuyeuses, l’enseignante me permettait de me retirer à l’arrière de la classe pour lire de vraies histoires : des courts romans que j’empruntais à la bibliothèque de l’école. Mon amour des livres et des histoires inventées est toujours vivant presque quarante ans plus tard. Continuer à lire … « Éditions Alire »

Éditions Les 400 coups

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Amandine Glévarec – Chère Rhéa Dufresne, nous nous sommes rencontrées lors du 5è Forum du livre et de la lecture organisé à Nantes par Mobilis, la vie d’éditrice est-elle faite de voyages ou, plus prosaïquement, est-il indispensable de traverser l’océan pour venir faire découvrir votre maison d’édition en France ?

Rhéa Dufresne – Oui, je crois qu’il est essentiel de faire le voyage, de temps en temps afin de pouvoir présenter, de vive voix, nos titres aux lecteurs, aux libraires et aux divers médiateurs du livre en France. Évidemment, les échanges sont plus faciles maintenant qu’il y a quelques années, avec tous les moyens de communication mis à notre disposition mais rien ne vaut les échanges réels. Les éditeurs, et nous ne faisons pas exception à cette règle, sont toujours très fiers de leurs publications et quoi de plus stimulant pour nous que de pouvoir échanger avec d’autres passionnés. Continuer à lire … « Éditions Les 400 coups »

Éditions Zoé

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Amandine Glévarec – Chère Caroline Coutau, quelle lectrice étais-tu enfant ?

Caroline Coutau – Enfant, je lisais beaucoup. J’étais assez solitaire, extrêmement timide et j’avais une double vie grâce à la lecture, vraiment. Ça m’a un peu sauvée, je pense, et puis, peu à peu, ça m’a aussi permis de mieux savoir qui j’étais, de mieux comprendre mon rapport aux autres. Dans la famille, j’étais celle qui lisait le plus. Ma mère était historienne de l’art, elle m’a appris à regarder, beaucoup, et effectivement j’ai une lecture assez visuelle, c’est-à-dire que si le texte ne suggère pas en moi des images mentales, je le lâche. Continuer à lire … « Éditions Zoé »

Hélice Hélas

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Amandine Glévarec – Cher Alexandre, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur ton parcours personnel, scolaire et professionnel ?

Alexandre Grandjean – J’aime varier les casquettes (les bérets plutôt !). J’ai commencé ma carrière en étant un étudiant en Lettres contrarié. Je n’ai jamais compris quel plaisir on pouvait avoir à disséquer la mécanique des textes avec autant de minutie, et être satisfait de cela. Et puis, je me rappelle de ce cours sur Paul Éluard où j’avais choqué la professeure en déclamant le texte comme l’aurait fait Léo Ferré, « en le défénestrant ». Ce n’était manifestement pas ma place, ni même mon destin. Continuer à lire … « Hélice Hélas »