Festival Photo La Gacilly

Jeudi 22 juillet, à l’initiative de la très belle librairie La Grande évasion et du Festival Photo de La Gacilly qui cette année s’intéresse au Grand Nord, j’ai interviewé Olivier Truc dont le dernier roman – Les Chiens de Pasvik – est paru aux éditions Métailié, et Ragnar Axelsson, photographe islandais qui met les chiens de traineau à l’honneur dans son dernier ouvrage Artic Heroes. Merci aux organisateurs, et merci aux auteurs qui nous ont fait voyager avec passion !

Avec (de gauche à droite) Ragnar Axelsson, Meredith Sopher (interprète), Stéphanie Retire-Secret (Directrice du Festival Photo de La Gacilly), Amélie Louat (Directrice de la librairie La Grande évasion)… et Olivier Truc derrière l’appareil photo !

Éditions Matin Calme

Amandine Glévarec – Quel lecteur étais-tu enfant ? 

Pierre Bisiou – Assez boulimique. Je suis content, il y a des Arsène Lupin partout en ce moment, et j’ai vraiment commencé à lire avec cette série quand j’étais petit, j’adorais ça. Après j’ai lu pas mal de SF, de la poésie, des romans, tout.

A. G. – Comment embrayes-tu par la passion qui devient un métier ? Par les études ? 

P. B. – Mon père lisait beaucoup, j’ai toujours baigné dans les livres. J’ai aussi eu la chance d’avoir de bons profs de français au bon moment. Quant aux études, je ne travaillais pas beaucoup, je lisais, je lisais et je prenais des cafés avec les copains (rires). Mes études ont donc été assez longues, j’ai fait trois Terminales, et j’ai fini par avoir mon Bac en Suède. Je ne savais pas trop quoi faire après, alors j’ai fait psycho, et puis philo, et ça s’est arrêté là. 

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Éditions Allia

Amandine Glévarec – Cher Gérard, je suis ravie de vous rencontrer, d’autant plus que vous avez plutôt la réputation d’être un homme discret. C’est une volonté de vous tenir quelque peu en dehors du monde littéraire ? 

Gérard Berréby – Avant tout, c’est par convenance personnelle, cela correspond à mon tempérament. Je n’ai absolument aucune envie de bousculer ma tendance personnelle. 

A. G. – Serait-ce aussi une posture d’éditeur de se dire que l’intérêt est de mettre en avant les livres, et de ne vous voir que comme un passeur ? 

G. B. – Je ne crois pas car dans une posture il y a une dimension spectaculaire, une dimension de représentation dans laquelle le paraître prime sur le reste, et pour moi ce n’est pas du tout le cas. Je ne peux pas être à la fois juge et partie. Je fais des choses, je les fais à ma guise, avec mes propres moyens, et je peux difficilement commenter ce que je fais. Si cela est perçu comme de la discrétion ou comme mystérieux, secret, bizarre, je suis d’accord, je ne suis contre aucune opinion. Mais ce n’est pas à moi de commenter les commentaires sur mon travail, sinon on n’en finirait pas. Je fais les choses car je pense que je dois les faire ainsi, mais je ne donne pas de leçons, je ne veux surtout pas avoir la responsabilité d’être un modèle. Ce qui compte le plus pour moi est ce qui est rendu public dans ce que nous faisons, ce que j’anime, coordonne ou dirige.

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