L’Atalante

Amandine Glévarec – Chère Mireille, la librairie a été créée avant la maison d’édition ?

Mireille Rivalland – Oui, nous avons fêté en 2019 les 30 ans des éditions, mais la librairie L’Atalante en a plus de quarante. Elle a été créée en 1978 : vingt-cinq mètres carrés rue de l’Échelle, à Nantes, dans une rue maintenant très fréquentée mais à l’époque assez confidentielle. Un tout petit espace dans lequel Pierre Michaut – qui n’était pas du tout du monde du livre mais grand amateur de polars et de science-fiction, et qui était dans un moment de remise en question – a décidé de monter une librairie. Il a trouvé ce local et L’Atalante est née comme ça. Certes, il n’y avait pas autant de parutions que maintenant, mais dans un si petit local c’était tout de même assez improbable.

Il vouait aussi une grande passion au cinéma. Son premier choix de nom était « La Lune vague », mais c’était déjà pris, et de réflexions en réflexions, tout d’un coup « L’Atalante » s’est imposé. C’était aussi un film mythique pour lui, et il se trouve que « L’Atalante », avec tout ce que ça comporte de péniches, de fluvial… à Nantes, c’était très joli. « La Lune vague » faisait référence au cinéma asiatique, qui n’était pas encore très connu, ça faisait très cinéphile, et « L’Atalante » était sans doute plus prosaïque, mais ça s’est avéré finalement un choix avec lequel on est toujours très à l’aise.

Continuer à lire … « L’Atalante »

La question pénale

Un très grand merci à Léa qui, dans cette seconde émission, a accepté de raconter les faits graves dont elle a été victime et pour lesquels son ex-compagnon a été jugé et condamné. Léa était accompagnée de son avocate, Me Anne Bouillon, qui a évoqué les différents ressorts des procédures pénales. Merci à elles, et merci à AlterNantes FM.

Rocambole

Amandine Glévarec — Bonjour François, pourriez-vous vous présenter ?

François Delporte — J’ai 29 ans et j’ai un parcours somme toute assez classique : DUT GEA, école de commerce de Montpellier puis l’emlyon, je me suis ensuite spécialisé en finance d’entreprise. J’ai d’abord travaillé en fonds d’investissement Impact social, puis je suis passé de l’autre côté de la barrière en devenant responsable financier d’une start-up dans laquelle on voulait investir. Je me suis rendu compte qu’avec le cash, on ne pouvait pas régler tous les problèmes, j’ai vu l’envers du décor. Alors je suis parti 18 mois au Benelux faire de la tech chez IBM, dans le Graduate Program, puis j’ai définitivement cédé aux sirènes de l’entrepreneuriat.  

A. G. — De quelle manière, concrètement ?

F. D. — J’ai rencontré Camille en 2018. Je venais d’entrer chez IBM, elle travaillait dans l’édition numérique et la littérature, et venait de développer une interface pour aider les enfants atteints de troubles de la lecture. Cette année-là, une étude du CNL a révélé que 69 % des Français aimeraient lire davantage. Ce chiffre a en quelque sorte scellé notre destin. Elle connaissait bien ce domaine et, à mon niveau, j’avais très envie d’entreprendre. 

Continuer à lire … « Rocambole »