Format Court Hors Format

Un Format Court Hors Format dans lequel je vous parle des éditions Petit à Petit, de la revue Le Bouclard, de la dernière fantaisie de Clémentine Mélois, et d’un magnifique livre d’artistes paru chez Art3 ! Un grand merci à Mobilis et à Guénaël Boutouillet pour l’organisation de Circuit Court, et à Appelle-moi poésie pour l’enregistrement

Pour sa part, Julie Brillet nous parle de Littérature jeunesse, Christelle Capo-Chichi de Documentaires, les Fondus au Noir (Caroline & Émeric) évidemment de Polars et d’Imaginaire, Henri Ladré s’intéresse à la Bande-Dessinée, et Guénaël Boutouillet à la littérature. Toutes les vidéos se retrouvent sur la chaîne YouTube de Mobilis

Enfin, Circuit Court – la Quinzaine du livre en Pays de la Loire – se poursuit jusqu’au 3 juillet !

Éditions Matin Calme

Amandine Glévarec – Quel lecteur étais-tu enfant ? 

Pierre Bisiou – Assez boulimique. Je suis content, il y a des Arsène Lupin partout en ce moment, et j’ai vraiment commencé à lire avec cette série quand j’étais petit, j’adorais ça. Après j’ai lu pas mal de SF, de la poésie, des romans, tout.

A. G. – Comment embrayes-tu par la passion qui devient un métier ? Par les études ? 

P. B. – Mon père lisait beaucoup, j’ai toujours baigné dans les livres. J’ai aussi eu la chance d’avoir de bons profs de français au bon moment. Quant aux études, je ne travaillais pas beaucoup, je lisais, je lisais et je prenais des cafés avec les copains (rires). Mes études ont donc été assez longues, j’ai fait trois Terminales, et j’ai fini par avoir mon Bac en Suède. Je ne savais pas trop quoi faire après, alors j’ai fait psycho, et puis philo, et ça s’est arrêté là. 

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Éditions Allia

Amandine Glévarec – Cher Gérard, je suis ravie de vous rencontrer, d’autant plus que vous avez plutôt la réputation d’être un homme discret. C’est une volonté de vous tenir quelque peu en dehors du monde littéraire ? 

Gérard Berréby – Avant tout, c’est par convenance personnelle, cela correspond à mon tempérament. Je n’ai absolument aucune envie de bousculer ma tendance personnelle. 

A. G. – Serait-ce aussi une posture d’éditeur de se dire que l’intérêt est de mettre en avant les livres, et de ne vous voir que comme un passeur ? 

G. B. – Je ne crois pas car dans une posture il y a une dimension spectaculaire, une dimension de représentation dans laquelle le paraître prime sur le reste, et pour moi ce n’est pas du tout le cas. Je ne peux pas être à la fois juge et partie. Je fais des choses, je les fais à ma guise, avec mes propres moyens, et je peux difficilement commenter ce que je fais. Si cela est perçu comme de la discrétion ou comme mystérieux, secret, bizarre, je suis d’accord, je ne suis contre aucune opinion. Mais ce n’est pas à moi de commenter les commentaires sur mon travail, sinon on n’en finirait pas. Je fais les choses car je pense que je dois les faire ainsi, mais je ne donne pas de leçons, je ne veux surtout pas avoir la responsabilité d’être un modèle. Ce qui compte le plus pour moi est ce qui est rendu public dans ce que nous faisons, ce que j’anime, coordonne ou dirige.

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