Éditions L’Iconoclaste (collection non-fiction)

Iconoclaste

Amandine Glévarec ‒ Charlotte Rotman, pouvez-vous retracer votre parcours ? À 23 ans, vous entrez à Libération, aviez-vous fait une école de journalisme ?

Charlotte Rotman ‒ Non, j’ai d’abord suivi des études d’histoire et j’ai fait Sciences Po. À 23 ans, il y a 20 ans, je suis effectivement entrée à Libération pour effectuer un stage d’un mois et je ne suis plus jamais repartie. J’étais au service « société » quand un journaliste a rejoint le journal Le Monde. À ce moment-là, on était « rubricards », spécialistes d’une matière, et j’ai pris la suite de ce journaliste qui s’occupait des questions d’immigration et d’asile. Aujourd’hui, quand un journaliste s’en va, il n’est pas remplacé, la plupart du temps. C’était une autre époque. C’est comme ça que j’ai débarqué à Libération, le journal dont je rêvais, moi qui pensais qu’il me faudrait toute une vie pour y arriver. Finalement, j’y suis parvenue alors que je n’étais qu’un « bébé » dans la profession et j’y suis restée un peu plus de 14 ans. J’ai suivi les questions d’immigration, d’asile, j’ai tenu une rubrique un peu « fourre-tout » sur la famille, le féminisme, la PMA, le mariage homo, bien avant la loi. Les dernières années, je travaillais au service « politique », en n’oubliant pas que je venais de la « société », du reportage, en prenant garde, aussi, de ne pas m’enfermer dans les travers du journalisme politique, comme organiser des déjeuners pour tenter de choper des petites phrases à la volée. J’ai fait des reportages, notamment sur le Front national. Ce qui m’a amenée régulièrement sur le terrain, pendant deux ans, pour rencontrer des militants FN dans le Nord, le Var, dans l’Ouest, un peu partout. C’était après la présidentielle de 2012, quand le FN s’organisait, s’implantait localement pour devenir une force politique plus viable. C’est une période où ce n’était plus tabou d’être au FN, ce qui a constitué une bascule. C’était très enrichissant. Continuer à lire … « Éditions L’Iconoclaste (collection non-fiction) »

Éditions Cheyne

Logo Cheyne

Amandine Glévarec ‒ Elsa Pallot, peut-on revenir, pour commencer, sur l’historique de la maison d’édition Cheyne ?

Elsa Pallot ‒ La maison Cheyne a été créée en 1980 par un couple de Parisiens, Jean-François Manier et Martine Mellinette, qui revenaient d’un tour du monde. Quand ils sont rentrés en France, ils ont eu envie de faire de l’édition de poésie, mais ils n’y connaissaient rien et n’avaient pas d’énormes moyens. Leur idée était de monter une imprimerie typographique, au plomb, alors ils sont allés se former chez Rougerie pendant quelques mois, puis ils ont cherché un endroit en province pour installer leur atelier et leur maison d’édition. Il se trouve que le plateau Vivarais-Lignon, situé à la frontière entre la Haute-Loire et l’Ardèche, à 1000 m d’altitude, leur plaisait bien. Ils ont donc contacté les différentes mairies du secteur pour savoir s’il existait un endroit où ils pourraient s’établir. Au Chambon-sur-Lignon, le maire leur a parlé d’une ancienne école, située dans un hameau qui s’appelle Cheyne, et la leur a fait visiter. Ils ont craqué. Cette bâtisse est implantée dans un endroit perdu, à l’extérieur du village, il faut traverser une cour de ferme pour y accéder. Ils se sont donc posés là, au lieu-dit Cheyne, qui a donné son nom à la maison d’édition. Continuer à lire … « Éditions Cheyne »

Éditions Mardaga

Mardaga nouveau logo

Amandine Glévarec – Cher Thibault Léonard, pourrions-nous revenir sur l’histoire de Mardaga, sa création et ses membres fondateurs ?

Thibault Léonard – Les éditions Mardaga ont été créées par Pierre Mardaga en 1966, pour être reprises en 2005 par la famille Lhoist, quelques semaines avant le décès de Pierre Mardaga. La personnalité de Pierre Mardaga a fortement marqué la ligne éditoriale de la maison d’édition et lui a permis de rapidement se construire une belle notoriété dans toute la francophonie. Pour de nombreux libraires, Pierre Mardaga a été un véritable visionnaire du monde de l’édition parce qu’il a osé prendre des risques éditoriaux en soutenant des auteurs précurseurs. L’ADN qu’il a transmis à Mardaga est encore celui dans lequel nous nous inscrivons actuellement : les éditions Mardaga ont à cœur de proposer aux lecteurs des ouvrages qui établissent des passerelles entre le monde scientifique, les professionnels, les étudiants, les curieux et les passionnés. Nous nous voyons comme un véritable agitateur de débat et un acteur de changement. Continuer à lire … « Éditions Mardaga »

La plus belle chanson du monde

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Ouvrage collectif publié aux Éditions Cousu Mouche

Les auteurs : Danielle Akakpo, Fred Bocquet, Louise Anne Bouchard, Mathias Bressan, Gérald Brizon, Éric Bulliard, Julian Cerviño, Mélanie Chappuis, Olivier Chapuis, Mélanie Croubalian, Christian D’Amato, Sabine Dormond, Hélène Dormont, Boris Dunand, Christophe Dutoit, Chloé Falcy, Daniel Fattore, Fabrice Fischer, Jean-Luc Fornelli, Pat Genet, Stéphane Genilloud, Olivia Gerig, Christophe Gigon, Amandine Glévarec, Philippe Gobet, Tomas Grand, Pascal Holenweg, Alyssa Host, Roger Jaunin, Philippe Lamon, Jay Louvion, Malou, Giuseppe Merrone, Nicolas Metzler, Xavier Michel, Pierre-André Milhit, Julie Moulin, Aude Nessi, Michaël Perruchoud, Cédric Pignat, Thierry Raboud, Bernadette Richard, Jean Romain, Rohan Sant, Pierre Savary, Abigail Seran, Raphaëlle Spagnoli, Lolvé Tillmanns, Lara Torbay, Stéphanie Tschopp et Max der Zinger.

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Texte à découvrir sur le site des éditions Cousu Mouche !

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Et je vous parle également des Écorchés vifs sur les ondes de la RTS, dans l’émission Sur paroles proposée par David Golan, merci à lui !

RTS