Éditions Alire

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Amandine Glévarec – Cher Philippe Turgeon, seriez-vous tombé dans la lecture tout petit ?

Philippe Turgeon – En effet ! Je me suis intéressé aux lettres et aux mots dès mon plus jeune âge. Grâce à ma mère, j’ai appris à lire très tôt, avant même d’entrer à l’école primaire. Ainsi, pendant que mes camarades récitaient syllabe par syllabe des phrases courtes et ennuyeuses, l’enseignante me permettait de me retirer à l’arrière de la classe pour lire de vraies histoires : des courts romans que j’empruntais à la bibliothèque de l’école. Mon amour des livres et des histoires inventées est toujours vivant presque quarante ans plus tard.

A. G. – Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours scolaire, vous êtes-vous rapidement destiné à travailler dans l’édition ou est-ce une histoire de hasards ?

P. T. – Mon parcours est des plus atypique ! Bien qu’ayant toujours été un lecteur avide, jamais il ne m’était venu à l’idée d’en faire une profession. Excellent étudiant à l’adolescence, les choses ont changé rapidement après l’école secondaire. Disons sans entrer dans les détails que j’ai vécu des années houleuses au tournant de la vingtaine et que les emplois étudiants à temps partiel en restauration et en hôtellerie sont vite devenus des emplois à plein temps. Malgré tout, je lisais toujours autant, et mes goûts de lecture se diversifiaient rapidement. En 2009, un peu blasé de ces emplois qui ne m’apportaient guère de défis d’un point de vue intellectuel, j’ai décidé de me réinscrire à l’université, non dans un but de réorientation professionnelle, mais simplement pour me divertir, pour « apprendre », verbe que je me permets ici d’utiliser dans sa forme intransitive. J’ai donc tout naturellement choisi les Études littéraires. La même année, une petite annonce sur Internet publiée par les éditions Alire a attiré mon attention. On cherchait des lecteurs connaissant bien la collection pour aider dans les deux plus gros Salons du livre au pays (Québec et Montréal) à titre de conseiller de lecture. Ayant à cette époque déjà lu environ deux tiers des titres de la maison, j’ai postulé et on m’a engagé. Dès la première expérience, je me suis surpris par mon aisance à parler de littérature et à évoluer dans ce milieu. Presque trois ans plus tard, alors que j’étais toujours à l’université et travailleur à temps dans un hôtel, Jean Pettigrew, directeur littéraire et cofondateur de la maison, m’a approché lors d’un Salon et m’a offert un poste régulier chez Alire. À l’époque, on ne savait ni lui ni moi quelles seraient exactement mes tâches. Au fil des saisons littéraires, j’ai appris beaucoup de ce mentor, et mes tâches se sont précisées (direction littéraire, supervision de traduction, etc.)

A. G. – La maison Alire naît en 1996. Pourriez-vous nous faire un portrait rapide de ses membres fondateurs ?

P. T. – Alire a été fondée par Lorraine Bourassa, Louise Alain et Jean Pettigrew. Je ne peux pas parler beaucoup de madame Bourassa, qui a quitté la maison avant mon arrivée, sinon pour vous dire qu’elle était enseignante de littérature. Quant à Louise Alain et Jean Pettigrew, ils forment un couple tant en affaires que dans la vie, et leur complémentarité est ce qui assure la stabilité des assises de la maison. Tous les deux impliqués dans le domaine littéraire québécois depuis des décennies, Louise s’occupe du marketing et des relations de presse et Jean agit à titre de directeur littéraire.

A. G. – Quand avez-vous rejoint Alire et dans quelles circonstances ? Avec quel bagage et quelles connaissances ?

P. T. – Je crois avoir un peu répondu à la première question plus haut. Plus spécifiquement, pour le bagage et les connaissances, je mentionnerais un corpus assez important de lectures de tout genre, et en particulier une connaissance totale du catalogue de la maison. Sans être un expert des genres dits de l’imaginaire ou du polar, je crois que la quantité de lecture que j’ai faite dans ces genres me permet de savoir ce qu’un lecteur attend des œuvres s’y rattachant, et qu’ainsi je suis en mesure d’aider les auteurs à produire des œuvres de qualité.

A. G. – Quel poste occupez-vous et combien êtes-vous aujourd’hui dans l’équipe ?

P. T. – Officiellement, mon poste est « Adjoint à la production et à l’édition », mais comme pour à peu près n’importe quel autre emploi, il comporte son lot de « tâches connexes ». Outre les deux copropriétaires, nous sommes six employés à temps plein chez Alire, et nous faisons appel à quelques pigistes (illustration, traduction, révision, etc.).

A. G. – Quelle est la ligne éditoriale de la maison d’édition ? Combien de nouveaux titres publiez-vous par an et comment les sélectionnez-vous ?

P. T. – La mission officielle de la maison est, depuis sa fondation : « développer, publier et publiciser les genres littéraires écrits par les auteurs francophones du Québec et du Canada ». Nous publions entre dix et quinze nouveautés annuellement, en plus des rééditions en format poche. La plupart des nouveautés proviennent des auteurs ayant déjà été publiés par Alire. Dans de plus rares cas, il s’agit d’œuvres choisies par notre comité de lecture, qui reçoit bon an mal an environ sept cents manuscrits.

A. G. – En espérant ne pas dire de bêtises, vous ne publiez que des auteurs francophones (voire Québécois ?), pourquoi ce choix ?

P. T. – En plus des auteurs francophones du Québec et du Canada, nous publions aussi quelques auteurs canadiens-anglais en traduction. Nous ne fermons pas la porte aux auteurs étrangers, mais comme les subventions à la publication que nous recevons des gouvernements québécois et canadien sont réservées aux auteurs d’ici, il est moins probable que nous acceptions de texte provenant d’ailleurs. Notez toutefois que certains de nos auteurs sont des Français exilés au Québec depuis plus (presque cinquante ans dans le cas d’Élisabeth Vonarburg) ou moins longtemps (on a un petit nouveau prévu au printemps, qui a déjà publié chez vous en France et qui vient tout juste d’immigrer)…

A. G. – Vous occupez un segment très particulier, celle de la littérature « de genre », quel accueil lui est-il réservé au Québec ? Alire a-t-elle trouvé ses marques facilement et rapidement, ou a-t-elle connu des années complexes ?

P. T. – À sa fondation, Alire était une des premières maisons (peut-être la première) à se consacrer exclusivement aux littératures de genre (certaines maisons avaient toutefois des collections spécialisées). Heureusement, plusieurs autres ont suivi et le paysage se diversifie quelque peu. Pour ce qui est de l’accueil réservé aux genres, disons qu’il est à peu près le même que chez vous. Oui, il arrive qu’on soit boudé par les élitistes et les universitaires, et certains osent encore parler de « paralittérature » (quel affreux terme !). Le plus choquant reste toutefois quand le malaise vient de l’intérieur du milieu de l’édition. Je parle ici des éditeurs de littérature générale qui publient des genres sans les nommer… ou d’autres qui demandent à leurs auteurs de ne pas « avouer » que ce qu’ils écrivent est de la SF ou du fantastique. Chez Alire, on publie des genres, on aime ça et on l’assume !

A. G. – Pouvez-vous nous présenter quelques-uns de vos plus gros succès ?

P. T. – Parmi les succès critiques, il est impossible de ne pas mentionner l’œuvre intégrale d’Élisabeth Vonarburg, reconnue et récompensée de par le monde, et même chez nos voisins étatsuniens. L’an dernier, elle s’est méritée à Nantes le Prix Extraordinaire des Utopiales. Aussi parmi nos grands succès d’estime, il faut mentionner la série des  Gestionnaires de l’apocalypse, de Jean-Jacques Pelletier, l’ensemble des productions d’Esther Rochon et de Joël Champetier, pour ne nommer que ceux-là.

Quant aux succès commerciaux, l’auteur Patrick Senécal se démarque du lot, et de façon plutôt spectaculaire. En une vingtaine d’années, ses parutions chez Alire (une quinzaine de romans) se sont écoulées à plus d’un million de copies. Toutes proportions gardées, cela correspondrait, chez vous, à des ventes de dix millions de livres. Pas mal, n’est-ce pas ?

A. G. – En espérant une nouvelle fois ne pas trop m’avancer, il me semble que vous publiez plus de poches que de grands formats ? Rachetez-vous des droits à d’autres maisons ou des nouveautés paraissent-elles directement en poche ? Pour des raisons pratiques, économiques ? Pour limiter le budget de vos lecteurs ?

P. T. – À leur fondation, les éditions Alire ont décidé de publier d’abord leurs romans en format poche. L’idée était alors de faire connaître un plus grand nombre d’auteurs et de genres possibles à un plus grand lectorat, grâce aux prix moins élevés de ce format. Toutefois, après une quinzaine d’années, il a fallu s’adapter au marché, maintenant plus habitué aux genres, et au lectorat de plus en plus diversifié. Ainsi, depuis 2012 ou 2013, nous adoptons habituellement la pratique traditionnelle en édition, qui est de publier d’abord en grand format. Quelques années plus tard, nous republions nous-mêmes nos titres en poche. Cette pratique nous permet (entre autres) une plus grande présence en bibliothèque et dans les médias (eh oui, pour certains, le grand format fait encore de nos jours plus « sérieux » que le poche, associé au roman de gare). Nous tenons toutefois à continuer à offrir le format poche pour tous nos titres, pour les lecteurs au plus petit budget ou ceux qui préfèrent ce format pratique.

Même si ce n’est pas très fréquent, il nous arrive quand même d’acheter des droits sur certains livres d’autres maisons afin de leur donner une deuxième vie en format poche.

A. G. – Quel est donc ce projet qui porte un drôle d’acronyme : ASFFQ ? Quelle est sa finalité et son impact ?

P. T. – L’Année de la Science-Fiction et du Fantastique Québécois (d’où l’acronyme) est un projet monumental né des cerveaux des spécialistes Claude Janelle et Jean Pettigrew (entourés de quelques collaborateurs) dans les années 1980. Chaque édition se veut un recensement exhaustif de l’entièreté de la production littéraire annuelle dans les genres de l’imaginaire. Le projet initial visait à couvrir la période de 1984 à 2000. Toutefois, d’autres essais plus volumineux ont été publiés par Claude Janelle chez Alire et visent des périodes plus spécifiques, soit Le XIXe siècle en Amérique française et La Décennie charnière (1960-1969). Trois autres ouvrages sont en chantier et paraîtront entre 2020 et 2022 : Les Années de maturation (1979-1983), Les Années d’éclosion (1970-1978) et Les Décennies tranquilles (1900-1959). J’ai eu la chance de collaborer aux deux premiers en rédigeant certaines recensions critiques.

A. G. – Est-ce aussi une manière de mettre en avant votre fonds, qui doit commencer à être important puisque vous entamez votre vingt-quatrième rentrée, et à le valoriser ? Savez-vous en termes de chiffre d’affaire quel pourcentage il représente ?

P. T. – Pas vraiment. Comme je mentionne plus haut, les éditions de L’Année de la Science-Fiction et du Fantastique Québécois recensent l’entièreté de la production d’une période donnée, toutes maisons et revues confondues. De plus, comme la période qu’elles couvrent s’arrête à 2000, la grande majorité de nos publications ne s’y trouvent pas.

A. G. – Le Québec a la particularité géographique d’être une zone francophone séparée des autres pays qui parlent français par un océan. L’exportation est-elle néanmoins possible ? L’envie de vous faire connaître au-delà de l’Atlantique existe-t-elle, et est-elle réalisable ?

P. T. – Nous sommes distribués en France par Interforum. Toutefois, le placement en librairie est difficile pour deux raisons. Tout d’abord, par notre appartenance aux genres que boudent toujours certains libraires, mais aussi par la réticence de certains d’entre eux de sortir du corpus « franco-français ». Voilà pourquoi il est essentiel pour nous de participer à des événements tels les Utopiales à Nantes ou les Imaginales d’Épinal. Lors de ces festivals, nous avons la chance de rencontrer directement les lecteurs (souvent beaucoup plus ouverts d’esprit que les libraires) et de leur faire connaître notre littérature. Plusieurs de ces rencontres se traduisent en ventes directes sur place, mais surtout plus tard en ventes indirectes alors que ces mêmes lecteurs viennent sur notre site Internet commander d’autres titres (sans frais de poste pour les commandes de trois livres ou plus, je tiens à le mentionner). Il ne faut pas négliger non plus les formats numériques, que nous offrons à prix abordables et qui permettent une diffusion internationale plus aisée.

A. G. – Bénéficiez-vous du soutien des organismes culturels pour la publication, la promotion nationale, mais aussi la visibilité à l’international ? (Les Utopiales par exemple à Nantes, où je suis !!)

P. T. – Nous recevons des subventions pour la publication, comme je le mentionnais plus tôt, mais aussi pour la diffusion culturelle aux niveaux national et international. Pour ce qui est des Utopiales, puisque vous en parlez, des partenariats sont réalisés entre la maison et les organisateurs de l’événement (partage de coûts, etc.). Puisque je ne m’occupe pas de ces aspects financiers, il est difficile pour moi d’entrer dans les détails de ces ententes, mais je sais qu’elles existent. La preuve, je pars justement lundi pour Nantes !

A. G. – Autant le polar semble être entré dans les mœurs, et dans les librairies, autant la science-fiction peut encore paraître réservée à quelques publics particuliers. Mais savez-vous qui sont vos acheteurs ? Êtes-vous en lien avec eux et sondez-vous leurs attentes ?

P. T. – Nous revenons à l’éternel combat de la légitimité des genres, auquel personne n’échappe. Comme je le disais dans une de mes réponses précédentes, des événements tels les Utopiales (ou le congrès Boréal, ici au Québec) nous permettent d’atteindre un public « gagné d’avance », si on peut dire. Nous travaillons également très fort avec les représentants de notre distributeur, afin de leur faire comprendre les spécificités propres à nos genres, et comment les pousser à des libraires moins férus ou amateurs de ceux-ci. Aussi, l’ouverture d’une librairie spécialisée l’an prochain à Montréal nous apparaît comme une excellente nouvelle, et nous entendons bien travailler en étroite collaboration avec les fondateurs de celle-ci (dont Mathieu Lauzon-Dicso, qui sera aux Utopiales cette année) afin de faire rayonner la science-fiction, le fantastique et la fantasy.

A. G. – En bonne française, je ne peux que m’interroger sur la langue que nous partageons mais qui rencontre parfois quelques tournures ou termes de vocabulaire différents, les adaptez-vous ou au contraire mettez-vous en avant ces régionalismes ?

P. T. – Ni l’un ni l’autre. La question ne se pose généralement pas. Tout dépend du contexte dans lequel les intrigues sont situées. Si on a un polar ou un roman fantastique contemporain se déroulant à Montréal, il est évident que les personnages doivent parler comme des Montréalais, alors que la narration se fera dans un registre plus élevé. Nous faisons confiance au lecteur étranger, qui pourra presque toujours comprendre au contexte (ou consulter Internet !) les mots et expressions qu’il ne connaît pas. Après tout, si un Québécois peut lire un roman français et comprendre sans problème les subtilités propres à l’Hexagone, pourquoi l’inverse serait-il plus difficile ? À ce que je sache, les lecteurs français ne sont pas moins débrouillards que nous ! D’un autre côté, dans un roman de fantasy situé dans un monde imaginaire ou de SF sur une planète éloignée, le français utilisé doit être plus « standard ». Il serait tout aussi déstabilisant d’y entendre des sacres québécois que de l’argot parisien !

A. G. – À titre personnel, pensez-vous que ces genres peuvent aider à comprendre le monde dans lequel nous vivons, voire à l’anticiper, à le décrypter ?

P. T. – Oui, comme toute littérature, d’ailleurs. Mais je crois que la science-fiction (peut-être suis-je un peu biaisé) offre les meilleures possibilités de réflexion. En fait, un roman de science-fiction, c’est un peu comme un laboratoire dans lequel on teste des hypothèses, des modèles, et on observe l’expérience, note les résultats, etc.

A. G. – Plusieurs de vos publications ont bénéficié d’une adaptation cinématographique et de multiples prix, ressentez-vous un effet sur les ventes et est-ce que la vente de droits permet de stabiliser les comptes de la maison ?

P. T. – En fait, seulement quatre de nos romans ont été transposés au grand écran à ce jour, dont trois de Patrick Senécal. Les droits sur quelques autres sont réservés (ce qui ne se traduit pas toujours concrètement en film). L’effet sur les ventes des romans en question est évident, mais il est difficile de bien le mesurer dans le temps. Finalement, si les montants reçus en droits sont intéressants, il serait imprudent pour nous de compter sur eux dans l’établissement de notre budget. Disons qu’ils représentent des petits extras agréables !

A. G. – Enfin, un petit mot sur vos derniers-nés ?

P. T. – Nous avons eu un automne très occupé cette année encore. En imaginaire, nous sommes particulièrement fiers de GEIST – Les Héritiers de Nikola Tesla, le nouveau livre de Sébastien Chartand, un roman que nous avons qualifié d’electricpunk (en référence au steampunk, duquel il se distingue par la technologie choisie et l’époque). On est à Paris, dans une France du XXe siècle très différente de celle que nous connaissons… et le Mal du siècle, le spleen, touche plus de dix pour cent de la population. C’est noir à souhait, les atmosphères sont superbement décrites… bref, un livre de SF différent qui saura surprendre, j’en suis certain !

Quant à lui, Patrick Senécal revient au fantastique après trois polars noirs. Dans Ceux de là-bas, il explore la thématique universelle de la mort, mais plus spécifiquement la peur y étant associée, la vieillesse et la décrépitude en découlant. Probablement le roman le plus mature et touchant de l’auteur, cette histoire ébranlera les amateurs du genre, mais certainement aussi les lecteurs de littérature générale, tant l’ensemble est poignant.

Nous avons aussi cet automne réédité en poche La Grande mort de mononc’ Morbide, d’Éric Gauthier, qui sera aux Utopiales cette année avec sa nouveauté du printemps dernier, Le Saint Patron des plans foireux, deux histoires complètement folles, que seul Éric pouvait écrire… Imaginez, dans Le Saint Patron, un jeune voyou importe clandestinement le squelette d’un saint et ce dernier s’anime soudain dans les rues de Montréal…

Aussi présente aux Utopiales cette année, Ariane Gélinas proposait en mars son deuxième livre chez Alire, Quelques battements d’ailes avant la nuit, un roman fantastique tout en ambiances se déroulant à Fermont, une petite ville du Nord québécois. Là-bas, un mythique mur, immense immeuble abritant appartements, hôtel, bar, restaurant et à peu près tous les commerces de la ville, dont la vocation principale est de protéger le reste des habitations des vents septentrionaux glaciaux, est le théâtre de disparitions mystérieuses. Presque huis clos tant cette ville est isolée et éloignée, cette histoire sensuelle et envoûtante fascinera le lecteur d’ici ou d’ailleurs…

Si on ajoute à ça la superbe trilogie de fantasy historique Les Pierres et les Roses, d’Élisabeth Vonarburg (publiée en 2018 et finaliste au GPI cette année), on ne peut pas dire qu’on a chômé ces dernières saisons… et les prochaines s’annoncent tout aussi palpitantes !